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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 21:36

 

http://www.routard.com/images_contenu/communaute/photos/publi/022/pt21465.jpg

 

 

Apprendre une triste nouvelle concernant une de ces amies dont j’ai quitté le champ de vision, je ne sais pourquoi, depuis plus d’un an maintenant et immédiatement ressentir de la peine comme si cette distance qui m’a fait souffrir en silence,en son temps, n’existait plus.

 

En un instant, je revois ce petit bonhomme jovial, qui m’a toujours accueillie chez lui comme si c’était naturel et me dire qu’il est parti, qu’il a quitté les bras et le regard de sa famille qui était un peu, un tout petit peu la mienne aussi

.

En un instant, je revois un de nos derniers repas tous ensemble, dans leur villa de Sainte Maxime, c’était un de mes miens je crois, cette semaine là, on s’était amusés à se lancer des défis cuisine Niçoise vs vietnamienne.

 

En un instant, je nous revois, les femmes de cette jolie famille et moi, toutes attablées dehors, à cuisiner ensemble pour ces hommes gouailleurs et taquins.

 

En un instant, je les revois attentives à mes directives comme, je l’étais aux leurs.

 

En un instant, je nous revois silencieux autour de ce repas vietnamien préparé pour nous tous, tant ils appréciaient cette cuisine de ma grand-mère dont j’avais échangé les recettes secrètes contre les leurs de notre terroir niçois.

 

En un instant, je nous revois si bruyants autour de la soupe de poissons pêchés par les hommes au harpon dans la baie de Sainte Maxime et préparée par la Maman, si discrète et si gentille.

 

En un instant, je les revois sur le balcon mitoyen de l’appartement de leur fille, mon amie, lorsque nous étions étudiantes et que nous révisions nos partiels, nous tendant le ravitaillement niçois si goûteux, si savoureux, si chaleureux, si plein d'amour.

 

En un instant, je les revois à ces Noëls si douloureux chez moi que je quittais bien vite parce que mon père n’était déjà plus qu’un ombre vacillante, m’accueillir dans les leurs de Noëls si gais, si colorés, pour que j’oublie l’ombre qui avait envahie ma vie.

 

En un instant, je les revois quand je passais les soirs de printemps, à la sortie du bureau pour siroter un San Pellegrino, sur leur vaste canapé.

 

En un instant, je revois ce dernier anniversaire, au soleil de l'hiver, sous la tonnelle de mon amie, à sa table si bien garnie, si joyeuse, tous ensemble 

 

En un instant, je revois la plus grande partie de ma vie et vous étiez toujours là, dans mes joies, dans mes peines et que je vous ai perdu, quelque part entre l’azur de l’été et la brise de l’automne, je ne sais pas pourquoi…

 

En un instant, Nice a perdu une de ses étoiles qui s'en est allée briller plus haut...

 

En un instant, ma peine est immense et accrue parce que je n’ai pu être près de vous que j’aimais tant, que j’aime tant…

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commentaires

Emma 19/09/2012 22:33

De gros bisous, ma Marie

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